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        Il est fort tard et je ne peux dormir il y a en moi quelque chose de glacé
Bien entendu j’ai toujours feint dans mon inconscient n’aimer pas me réveiller avec d’autres occupations de l’espace, de mon espace, mais lorsque je suis seul, seul et froid mais d’un froid qui me laisse le dessous des paupières chaudes, je réalise combien j’ai besoin de t’avoir auprès de moi mais de plus je sais aussi que j’ai besoin de cette souffrance peu de jours de temps en temps pour savoir que la dualité existe et que je suis cette dualité.
N’empêche que ton regard sauvage cloue en moi la vie d’une phalène sombre à la paroi de mes volitions et j’aime croiser la barre de béryl pure qui crucifie mon âme aux ailes écartées.
Mais au nom de quelles lois de quelle justice poursuis-tu quels crimes ?  Ton intransigeance qui s’habille du corset d’une mante religieuse me plait dans le sens d’une architecture quasi minérale que je peux comprendre de l’espace de mes doigts. L’essentiel a pour essence d’être déterminant quant à la catégorie et à la destination et si cela en langage conventionnel est l’amour, alors je t’aime.           Arman