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Suite n°3
          
Il fait chaud il fait noir…
S’il vous plait Monsieur… Monsieur s’il vous plait vous ne pouvez rester ici maintenant vous êtes sorti, mais, je vous en prie vous devez quitter la salle vous gêneriez le cercle…
    Devant moi une forme se penche, ça y est je suis dans la salle.
C’est donc cela, mais, les yeux verts doivent aussi être là…
    Enfin je suis debout ils sont tous assis un peu raides, voici Luelia.
    Luelia… aucune souffrance, aucune émotion pourtant je suis… sorti. Luelia allez viens on sort ensemble.
    Monsieur ! N’intervenez pas ce serait très grave. Sortez c’est fini vous êtes hors-jeu, vous ne serez plus admis si vous n’êtes capable de plus de volonté, de plus je serai obligée de vous signaler. Aller, venez.
Vous la reverrez.  dès que vous serez de nouveau désigné vous serez averti. Attention à la marche. Rentrez chez vous. Rentrer chez moi rentrer, oui mais que c’est dur.
Je subis un bombardement. Tout fait mal mon pauvre esprit. Je reverrai Luelia, je reverrai …
    Le plain chant de l’arrachement de la masse à sa vitesse et l’éclatement en une gerbe où chaque bruit est une fusée métallique et si vite sur moi si vite et si lentement qu’intensément je vois je scrute le sombre visage tellement près la calandre me touche déjà et c’est avec un étonnement doux que je vois le sombre visage si décidé, la fantastique onde de bruit est enclose en mon corps...
Un crépitement glissant de sons inaudibles qui se bousculent et pourtant durent durent et le coup de cymbale anormalement perceptible et indimensionnel du cercle stoppé.
    La pénombre et une odeur d’ozone. Je suis bien. Mollement suspendu je ressens chaque exacte et suffisante pression de mon fauteuil.
    Monsieur, s’il vous plait, selon le règlement vous êtes obligé de quitter immédiatement le cercle, vous êtes sortant, vous êtes sortant. Je vous avertis que vous êtes sortant.
Luelia ………………………
                FIN 3ème et dernier épisode.

            Toi que j’aime.
Je rentre je suis déjà là je ne suis que dans la projection de mon retour et possède de suite les coordonnées de notre futur
    Je t’aime.
    Je t’aime.
Je ressens de gigantesques batailles où j’ai mené les étendards arrachés à l’ennemi – l’ennemi – (le néant, la mort, le non-être) en leur pays. Puisse se constituer les paix de mes victoires qui seront les vraies victoires.
        Je t’aime.     armand